Le tercio de piques assuré par la cavalerie Heyral
Simon Casas a tranché : ce sera la cavalerie de Philippe Heyral qui assurera le tercio de piques des deux ferias nîmoises. Exit donc Alain Bonijol, pour incompatibilité financière.
« J'ai reçu un courrier de Simon Casas me demandant de baisser mes prix. Or, ceux-ci n'avaient pas été revus depuis 2000. Je réclame 2 900 € pour une corrida et 2 700 € euros pour une novillada, contre 2 500 €, quelle que soit la course, l'an passé. » Soit un coût supérieur de 6 750 € par rapport à Philippe Heyral, qui facture 2 100 € chacune de ses prestations, calcule Simon Casas.
Ce dernier a quand même écrit à Alain Bonijol « pour couper la poire en deux » et lui demander de réduire son tarif de 3 750 €. Ce faisant, l'entreprise Bonijol était quand même plus chère que celle de Philippe Heyral de 3 000 €. Un surcoût sur lequel Simon Casas se disait « prêt à fermer les yeux ».
Mais Alain Bonijol a refusé, déplorant que « la cavalerie soit le parent pauvre de la tauromachie ». « Oui, j'ai doublé les prix par rapport à l'Espagne où une cavalerie coûte 1 500 €. Mais l'aficion demande la qualité. Et si on veut que les gens s'intéressent à ce domaine, il faut augmenter les prix des prestations, sinon, ce sera toujours du maquignonnage. » Et de viser directement le directeur des arènes de Nîmes : « Il faut arrêter de dire qu'on fait une feria de prestige sans mettre les moyens sur la cavalerie. »
« La cavalerie Heyral est nîmoise, elle offre des services de qualités, présente des chevaux bien dressés et bien tenus... Bref, elle est tout à fait au niveau de ce qu'il faut pour Nîmes," rétorque Simon Casas, qui en profite aussi pour faire un rapide historique de la situation. Avant, il n'y avait que Bonijol, ce qui était injuste pour Heyral, dont la cavalerie est historique. Puis, j'ai fait appel à Heyral pour deux corridas.
Et c'est Alain Bonijol qui a proposé que l'un d'eux pique à Pentecôte et l'autre aux Vendanges. Je l'ai accepté l'an passé, mais Alain Bonijol a dit ensuite que je l'avais mis en concurrence financière avec Philippe Heyral. C'est faux. Jusqu'à il y a quelques semaines, je n'avais jamais comparé les prix. » Maintenant que c'est le cas, Simon Casas constate simplement que, « refusant une prestation plus chère que celle d'Heyral, Alain Bonijol manque de savoir-faire commercial ». Ce à quoi répond celui qui veut faire du tercio de pique « un spectacle » : « Si ça devient du commerce vulgaire, ça ne m'intéresse plus. Je ne veux pas rentrer dans ce système. »